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« C’est à l’occasion de la rédaction de ce livre que j’ai découvert l’entourage du prince Jean. Des nostalgiques d’un passé sans cesse ressassé ? Ou de doux rêveurs idéalistes ? Ni l’un, ni l’autre mais des hommes et des femmes ayant pour la plupart charge de famille, n’ignorant rien des réalités et exerçant souvent d’importantes responsabilités dans leur domaine professionnel : dirigeants et cadres d’entreprise, banquiers, hauts fonctionnaires, enseignants et professeurs d’université, ingénieurs, militaires, écrivains, médecins, journalistes et même comédiens… Beaucoup de jeunes parmi eux. Tous dévoués à la personne du prince et lui donnant de leur temps sans autre retour que son estime et son amitié... »
« Pourquoi ? Peut-être parce qu’ils ont tous à l’esprit cette réflexion de Georges Bernanos : "Il n’y a pas d’orgueil à être français. Ce n’est pas un orgueil, c’est une responsabilité." Et sans doute parce qu’ils savent que le prince, lui aussi, le sait et veut être fidèle à sa vocation. On le verra tout au long de ce livre, Jean d’Orléans n’a pas l’habitude de se dérober : "Les Français attendent d’un homme politique qu’il se conduise en homme politique, d’un prêtre qu’il soit un prêtre et qu’un prince soit fidèle à sa vocation de prince." Il n’est pas loin de penser que les difficultés viennent, pour l’essentiel, de ce que beaucoup laissent à d’autres ce qu’ils devraient faire et veulent régler des problèmes qui ne relèvent pas de leurs compétences. Mgr Brizard a rappelé dans son homélie, le 2 mai, que la noblesse était ordonnée à l’excellence, le pouvoir au service, la richesse au don et le savoir à la patiente édification de tous.
Mais qu’est-ce qu’être prince aujourd’hui ? Que peut faire Jean de France dans la France contemporaine ? Le pays est depuis toujours sujet aux divisions : comment rassembler les Français ? À quoi servirait-il d’avoir un roi de nos jours ? Ces questions, tous ses interlocuteurs les lui posent. Il y répond dans ce livre, qui se veut le fruit d’une triple expérience : sa formation intellectuelle, acquise au cours de ses années d’études mais surtout auprès de son grand-père, le défunt comte de Paris ; son parcours professionnel, en entreprise et dans la banque ; enfin, sa connaissance de la France et du monde, nourrie par les nombreux voyages qu’il a faits depuis dix ans. "Je pense en prince chrétien, j’agis en prince français", dit-il souvent. Il s’en explique dans les pages qui suivent, soucieux de poursuivre avec tous les Français, quelles que soient leurs convictions et leurs origines, un dialogue utile au pays. "Tout le passé est là, et tout l’avenir", a-t-il dit avant son mariage pour expliquer le choix de Senlis... » |