Le Prince Jean
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| "Henri IV, homme de la réconciliation" - Une tribune du prince Jean (Figaro, 14 mai) |
| Écrit par Jean d'Orléans | |
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► Il y a 400 ans, jour pour jour, rue de la Ferronnerie, à deux pas du futur Forum des Halles, le « bon roi Henri » tombait sous le poignard de Ravaillac. Aujourd’hui, reconnais-sant que « l’histoire de la France moderne n’a pas commencé avec la Révolution de 1789 », la République tient à l’honorer et souligner l’importance de ce règne dans notre histoire. C’est à Rome, le 11 décembre dernier, que fut officiellement lancée l’année Henri IV. J’avais tenu à être moi-même présent à cette cérémonie pour rappeler le rôle de
Ce qui ne s’est pas fait sans peine ! C’est à la pointe de l’épée qu’Henri IV a dû faire reconnaître sa légitimité. Plus qu’entre catholiques et protestants, la vraie fracture de Le titre de duc de Vendôme, qu’avait porté Henri de Navarre, le sera aussi par le futur Louis XVIII. Le rapprochement vaut d’être souligné. Sortant de la tempête révolutionnaire et napoléonienne, les Français ressentaient un besoin de réconciliation. Comment Louis XVIII n’aurait-il pas pensé à son ancêtre, confronté à une situation analogue ? Il lui élèvera une statue – celle-là même que Prince moderne et réformateur, son action au tournant de deux siècles reste une source d’inspiration pour la politique d’aujourd’hui. Son soutien à l’agriculture, popularisé par son mot sur la « poule au pot », comme celui qu’il a apporté aux entreprises industrielles et commerciales en s’appuyant sur les techniques les plus contemporaines, préfigurent les meilleurs aspects des interventions de l’Etat aujourd’hui. Il en va de même pour sa réforme de l’enseignement et sa politique culturelle. Ce n’est pas le moindre paradoxe que cet « homme pressé » – ce qu’attestent ses aventures féminines, mais aussi le pressentiment qu’il avait de sa mort prochaine – fut en même temps un homme du « temps long ». A plus d’un titre. Fondant une nouvelle branche de Cet homme d’action eût-il apprécié nos commémorations ? Ce qu’il attendrait surtout de nous, c’est que nous nous inspirions de son exemple, que nous appliquions ses méthodes, que nous adhérions à son regard sur Prince Jean de France, duc de Vendôme |
