Les derniers trésors de la famille royale françaiseParmi les objets qui ont suscité un grand intérêt, se trouvait la pochette brodée par la reine Marie-Antoinette pendant sa détention à la prison du Temple en 1792. La pochette de couleur ivoire, brodée de roses, était cédée avec un fac-similé de la dernière lettre écrite par la reine à sa belle-sœur, Madame Elisabeth, le 16 octobre 1793 à 4 h 30 du matin. Dans cet ultime courrier, rédigé juste quelques heures avant son exécution à cet endroit aujourd’hui appelé place de la Concorde, Marie-Antoinette, alors âgée de 48 ans écrivait : « Je pardonne à tous mes ennemis le mal qu’ils m’ont fait. [...] J’avais des amis [...] Qu’ils sachent du moins que jusqu’à mon dernier moment, j’ai pensé à eux. » La pochette avait pour prix de départ 15 000 EUR. Parmi les mises aux enchères se trouvait également la plume dont s’était servi le roi Louis-Philippe pour signer son acte d’abdication en 1848 ainsi que le rosaire de perles ayant appartenu à son épouse, la reine Marie-Amélie, au prix plus accessible de 300-500 EUR. Un pan d’une robe à dentelles portée par Marie-Antoinette au Temple, un rasoir utilisé par Louis XVI à la prison du Temple et un anneau enfermant des mèches de cheveux du couple royal figuraient aussi parmi les ventes.

Ces objets mis en vente chez Christie’s provenaient en grande majorité de l’appartement de feu le comte et la comtesse de Paris, et étaient vendus par leurs neuf enfants ainsi que l’un de leurs neveux afin de renflouer les caisses familiales, vidées par leur père.